Le solaire photovoltaïque : recommandations et mises en garde. Abus et arnaques

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Le solaire photovoltaïque suscite bien des questionnements et inquiétudes… Ce constat est indéniable.
Vous envisagez l’installation d’un système photovoltaïque et êtes en quête d’informations pour savoir comment mener votre projet. Allez-vous faire appel à un professionnel ou non ? Que devez-vous attendre d’une étude ? A qui confier votre projet ? Quel installateur choisir ? Les doutes vous submergent… 
Cet article permet de faire le point sur les diverses mises en garde et recommandations pour éviter les déconvenues et éventuelles arnaques.

1. Le solaire photovoltaïque : installer soi-même ou faire appel à un installateur ? Recommandations.

Si vous êtes tenté par le solaire photovoltaïque, il va falloir étudier la faisabilité du projet puis vous demander qui sera à même d’installer votre équipement…

✦ Faire son installation photovoltaïque soi-même

Certains ont, ou estiment avoir, des compétences techniques suffisantes, notamment en électricité, pour réaliser leur installation photovoltaïque eux-mêmes.  

Il faudra néanmoins être judicieux et faire preuve de discernement dans le choix des équipements qu’il s’agisse de qualité, de performances, de sécurité et de contraintes liées à la configuration.
Il faudra également être suffisamment éclairé pour déterminer le dimensionnement adapté aux besoins et choisir l’implantation qui permettra une production électrique optimale.

Globalement les « aventuriers », ou « apprentis électriciens », s’ils n’ont pas eu la formation adaptée ou l’expérience nécessaire, ne s’en sortent pas trop mal, les installations façon maison fonctionnent…  Par contre, avec l’accès à internet, si beaucoup se renseignent sur les aspects techniques, nombreux encore sont ceux qui négligent les règlementations, qu’elles soient administratives, liées au raccordement, ou liées à la sécurité et la conformité.
 Il ne faut pas omettre l’importance des garanties et assurances couvrant le logement et l’installation. Pour protéger les biens et bénéficier d’une couverture en cas de sinistre, il est nécessaire de déclarer toute installation photovoltaïque qui affecte le logement, certains assureurs peuvent demander si les travaux ont été réalisés par un professionnel ou ont été certifiés conformes, cela peut donc être problématique… Bien évidemment, sans recourir à un installateur professionnel, les garanties responsabilité civile et décennale liées à l’installation photovoltaïque sont exclues.
Si l’installation est faite par vos soins, vous ne pourrez bénéficier ni de la Prime à l’Investissement, ni du tarif d’achat réglementé de votre production électrique. Vous êtes éligible à ces aides seulement si votre installateur est certifié RGE (et Quali PV/Qualif Elec SPV).

Tous ces aspects ont leur importance et sont à prendre en considération. Certes, une installation façon « maison » permet de réduire le coût initial, mais la réflexion doit également porter sur le long terme. Renoncer à un installateur professionnel c’est aussi se priver de certains avantages financiers (qui permettent d’amortir plus rapidement le l’investissement), des garanties diverses, et de l’assurance d’avoir une installation parfaitement conforme aux normes réglementaires et de sécurité. A chacun de faire le bon calcul et le bon choix…

✦ Faire appel à un installateur professionnel

Si vous souhaitez faire appel à un installateur professionnel, voici quelques conseils et informations…

⬗ Le choix du professionnel vous incombe et constitue une étape cruciale. Le premier critère de choix repose sur les qualifications. Le label RGE (Reconnu Garant Environnement) permet d’identifier une entreprise qualifiée dans le domaine des énergies renouvelables et les travaux de rénovation énergétique. Ce label de qualité reconnait officiellement les compétences et les bonnes pratiques de l’installateur. L’entreprise doit se conformer à certaines exigences, qu’il s’agisse du respect des règles professionnelles, des textes réglementaires, des obligations administratives et légales et des normes de sécurité. Un installateur QualiPV signe une charte et s’engage à en respecter chaque point. 

Il existe divers signes de qualité RGE, pour l’installation d’un système photovoltaïque, l’entreprise doit avoir la certification RGE QualiPV ou RGE Qualifelec SPV. Cette mention est signe d’un savoir-faire et de compétences spécifiques, elle augure, en principe, une installation dans les règles de l’art. Méfiez-vous toutefois de la simple mention RGE sur un document, l’usurpation des labels n’est pas à exclure… L’entreprise doit faire apparaître sur le devis son numéro d’agrément. Vous pouvez vérifier si votre installateur est effectivement référencé sur l’annuaire professionnel RGE ou sur le site Qualit-enr. Le certificat fait en outre mention du numéro d’agrément, de la date de validité, de la puissance concernée, et des polices d’assurance responsabilité civile générale et décennale souscrites.

https://france-renov.gouv.fr/fr/trouvez-un-professionnel
https://www.qualit-enr.org/

Le label est rassurant et est censé être signe de professionnalisme, toutefois comme dans tout corps de métier, formation et qualifications ne prémunissent malheureusement pas des individus peu enclins au sérieux ou peu scrupuleux…. Si la qualification est attestée officiellement, la qualité de la prestation ne peut quant à elle être garantie en tous points. Soyez vigilants, renseignez-vous sur la réputation et la notoriété, assurez-vous de la qualité du matériel proposé et vérifiez si les prix sont cohérents en fonction de la puissance et des équipements proposés. N’hésitez-pas à comparer et demander plusieurs devis si besoin. Le dimensionnement doit également être cohérent considérant vos besoins en énergie.

Outre les compétences et qualifications reconnues, faire appel à un professionnel qualifié présente des avantages très concrets à souligner.  Une entreprise RGE QualiPV/Qualifelec doit impérativement disposer des garanties décennales et responsabilité civile, vous bénéficiez donc de ces assurances, c’est une sécurité pour vos biens et votre investissement.
Ces qualifications sont également des conditions impératives d’éligibilité au tarif d’achat réglementé et à la Prime à l’Investissement (dans le cadre de l’Obligation d’Achat).

⚠ A savoir : 

Une installation est éligible aux aides publiques si et seulement si elle est fournie ET posée par une entreprise certifiée RGE QualiPV ou Qualifelec. Il est impossible d’acheter les équipements puis de les faire installer par une entreprise labellisée.

  ➱ Ce sont autant de points auxquels il est sage de songer, il ne faut rien éluder…

Voir article Le solaire photovoltaïque :  aides, conditions, Obligation d’Achat. Tarifs d’achat et primes en 2024

2. Le solaire photovoltaïque : étude de votre projet, rôle du conseiller, faisabilité technique et économique

 D’un point de vue technique, un professionnel qualifié et sérieux fera une installation de qualité et conforme aux normes et réglementations. Par contre les pratiques de communication, approches et prix sont très variables. Soyez vigilants.

Votre installateur fait en général appel à un collaborateur, associé ou employé pour effectuer la visite d’étude de projet. Ce dernier intervient en tant que conseiller, il peut s’agir d’un commercial ou d’un technicien-commercial. La visite d’étude doit permettre d’évaluer la faisabilité technique et économique du projet.

     ✥ Synthèse des divers aspects d’une étude de projet photovoltaïque:

Le conseiller doit établir le « profil du site » :

étude de la configuration du site d’implantation (diagnostic technique) : possibilités d’implantation, surface disponible, pans utilisables, géolocalisation, orientation, inclinaison, masque d’ombre, faisabilité (état de l’infrastructure, branchement, câblage…).
= proposition du lieu d’implantation pour une production d’énergie optimale.
étude du potentiel de production selon la ou les puissances envisagées, production estimée en fonction de la configuration et des contraintes du lieu d’implantation.

 Le conseiller doit établir le « profil de consommation » :

étude et bilan de la consommation en kWh sur l’année passée, consommations pendant l’hiver et l’été analysées, évaluation de la consommation future (nouveaux équipements énergivores prévus, système de chauffage plus économique…).
prise en compte des équipements électriques, inventaire des équipements les plus énergivores, notamment pour la production de chaleur ou de froid (chauffage, production d’eau chaude, climatisation…). Prise en compte de des habitudes de consommations. Estimation de la consommation en bruit de fond (consommation incompressible des appareils qui fonctionnent constamment).

Le conseiller détermine la solution adaptée :

la synthèse des études précédentes permet d’envisager le dimensionnement de l’installation photovoltaïque, le conseiller propose la puissance optimale adaptée à votre projet.
enjeu : ne pas surdimensionner l’installation pour limiter le surplus (production non consommée) et un investissement trop important. Si l’installation est finalement sous-dimensionnée il sera toujours possible d’augmenter la puissance ultérieurement.
selon le dimensionnement, le conseiller propose l’équipement adapté : nombre de panneaux photovoltaïques, onduleur (type / puissance), dispositif de stockage éventuel.

Le conseiller informe et conseille :

informations sur l’équipement et le fonctionnement de l’installation…
informations sur la production mensuelle et annuelle potentielle.
conseils sur les bonnes pratiques à adopter pour optimiser l’autoconsommation (maximiser la coïncidence temps de production / consommation…).
informations sur les diverses étapes du projet et les démarches à effectuer.
informations et conseils selon vos questionnements.

Le conseiller fait un bilan économique :

chiffrage du coût de votre projet
estimation de l’autoconsommation, de l’économie d’énergie réalisable, des revenus potentiels…
estimation du retour sur investissement

Décision :

Si tout le discours a été clair, si les informations et les conseils ont été pertinents et adaptés vous êtes alors apte à prendre votre décision… sans pression et sans obligation de réponse immédiate.
La faisabilité technique est une chose, la faisabilité économique est un autre enjeu…  Même si la rentabilité reste l’objectif, vous êtes le seul à juger si vous en mesure d’assumer l’investissement nécessaire.
Si plusieurs solutions sont envisageables, le choix et la décision vous appartiennent.
Mise en garde : votre projet a un coût important, c’est un investissement conséquent qui demande réflexion. La précipitation n’est pas votre alliée ! Prenez le temps nécessaire même si le conseiller fait preuve d’un réel art de persuasion pour vous inciter à signer avec empressement (offre limitée, soi-disant aides auxquelles vous n’auriez plus le droit si vous attendez…)

Voir article Pourquoi passer à l’énergie solaire ? Les atouts du photovoltaïque et ses limites

3. Le solaire photovoltaïque : les abus et arnaques

Les abus et arnaques ne sont malheureusement pas rares. Si l’appas du gain et l’absence de tout scrupule vont de pair et expliquent ce sombre constat, la carence en information est aussi à dénoncer.
Les clients potentiels sont très souvent mal et insuffisamment informés, les pratiques répréhensibles sont ainsi facilitées. L’information utile et réelle est peu diffusée donc peu connue, le solaire photovoltaïque est par conséquent un terrain de chasse de choix permettant de fomenter toutes sortes d’escroqueries.
En l’absence d’une communication plus large, la vérité sur le solaire photovoltaïque est « sacrifiée » au profit des annonces trompeuses et messages mensongers qui prolifèrent partout. Internet, réseaux sociaux, boites mail, boites aux lettres, démarchage téléphonique et démarchage au domicile sont autant de moyens d’envahir notre quotidien pour transmettre de fausses informations qui finalement asphyxient la véridicité des faits.
Face au démarchage et pratiques commerciales abusives et déloyales, la vigilance et la prudence sont malheureusement de mise. N’hésitez pas à questionner et à demander des explications précises.  Ne restez jamais dans le flou, demandez les informations techniques nécessaires et si besoin réclamez les textes ou données à l’appui des arguments évoqués… Votre interlocuteur doit avant tout, pour vous client, rester un conseiller qui saura répondre à vos questions et vous donner les informations pertinentes.
Après étude du projet et un diagnostic technique complet, le conseiller doit être en mesure de déterminer la faisabilité du projet et d’en expliquer la pertinence économique, son rôle ultime consiste à vous proposer la solution la plus adaptée.   
 Signal d’alerte : si la stratégie du conseiller se résume finalement à faire preuve de manœuvres de persuasion en usant d’une quelconque forme de pression ou contrainte, alors détournez-vous. Convaincre avec de bons et vrais arguments et forcer la main sont deux choses bien distinctes. L’insistance et la volonté de vous faire signer avec empressement ne sont généralement pas bons signes.  Votre décision exige réflexion et donc du temps

La vente « One Shot »

 La pratique de vente « One Shot » consiste à obtenir la signature d’un devis à la fin d’un seul et unique rendez-vous. Les méthodes et les discours sont parfaitement rodés pour vous inciter à signer un contrat. Il faut être très vigilant, bien des arguments sont trompeurs ou totalement erronés. Très souvent la visite se termine en faisant signer un document qui n’est autre qu’un contrat déguisé.
En bref :  

ne signez jamais après un premier rendez-vous, d’autant plus si vous avez été démarché ou si vous n’êtes pas en mesure de comparer l’offre que l’on vous propose à une autre. Comparez les prix, la puissance, le matériel et les prestations.
l’objectif reste l’obtention de votre signature et la réalisation d’une vente, pour certains interlocuteurs tout est bon pour vous persuader et vous forcer la main : arguments mensongers, stratagèmes de persuasion, longues palabres pour vous « avoir à l’usure », menaces… Ne cédez pas !

Acsolue Energie déplore ces pratiques et lutte pour vous protéger par l’information. Devant la multitude d’escroqueries constatées, nous avons consacré un article à cette méthode spécifique du One Shot.  

Voir article Photovoltaïque : alerte sur les pratiques abusives. Se prémunir contre la vente One Shot !

Récap des arguments qui doivent alerter

Coût d’investissement étonnement faible, aides fictives, crédits proposés miraculeusement amortis d’un coup de baguette magique, gains et retour sur investissement fabuleux, projet totalement autofinancé dès la première année… Les annonces sont riches en inexactitudes et contrevérités, ce ne sont que des miroirs aux alouettes. Cette intoxication supplante finalement la sensibilisation à la transition énergétique, plus grave encore elle incite à la méfiance et décourage même les éventuels intéressés Tous ces modes opératoires et actes dolosifs s’avèrent non seulement dommageables au client mais aussi à l’ensemble de la profession dont l’image est entachée.
Savoir se méfiez des annonces par mail et sur les réseaux sociaux : « une nouvelle aide de l’Etat… », « votre département a été sélectionné… », « profitez des nouvelles aides… », « dans un mois il sera trop tard pour profiter de cette aide exceptionnelle »… tous ces discours sont mauvais signes ! A fuir et ignorer !
Info ou intox ? Comment démasquer les imposteurs et se prémunir des arnaques ? Voici un petit récapitulatif des fausses allégations communément répertoriées concernant les installations photovoltaïques :

LES ARGUMENTS FAUX

  Votre installation photovoltaïque gratuite ! FAUX 

 Votre installation photovoltaïque à 1 euro ! FAUX 

 Grâce aux aides votre installation sera totalement ou pratiquement remboursée ! FAUX 

  Vous avez droit au prêt à taux zéro ! FAUX 

  Vous facture d’électricité va être effacée ! FAUX 

  Vous allez autoconsommer 90 % de votre production ! FAUX   

  Votre investissement est tout de suite intégralement autofinancé par les gains ! FAUX   

  Votre installateur est le meilleur des meilleurs des meilleurs et propose un tel équipement que le prix exorbitant proposé est justifié ! ??????  FAUX    

EXPLICATIONS

     ➠ Une installation gratuite ou à 1 euro !

   C’est simple, cela n’existe pas ! Concernant le solaire photovoltaïque, la Prime à l’Investissement est la seule aide financière de l’Etat à laquelle vous êtes éligible, son montant dépend de la puissance installée. Elle est accordée dans le cadre de l’Obligation d’Achat si vous optez pour l’autoconsommation. Le montant de la prime est fixé par arrêté tarifaire.
Il peut exister des aides locales mais elles restent marginales et en général vous en êtes déjà informé !
L’aide MaPrimeRénov’ ne concerne absolument pas le photovoltaïque, elle est octroyée et soumise à conditions de revenus pour les installations solaires thermiques (plus onéreuses et dont le fonctionnement permet de chauffer). Certains installateurs profitent de la confusion entre le solaire thermique et le solaire photovoltaïque (permettant de générer de l’électricité) …
Et le prêt à taux zéro alors ? Il n’y a pas d’équivoque : il ne concerne absolument pas le solaire photovoltaïque.

 ⚠ Gare aux aides fictives ! Les promesses d’aides financières qui n’existent pas font partie des pratiques commerciales trompeuses les plus courantes. Une fois le devis signé et le délai de rétraction passé, votre interlocuteur ne se sentira pas du tout concerné lorsque vous réaliserez que vous n’y avez pas droit ! Et n’oubliez jamais que les aides locales ne sont pas cumulables avec les aides de l’Etat (tarifs d’achat règlementé et Prime à l’Investissement via le dispositif d’Obligation d’Achat).

     ➠ Effacement de la facture d’électricité, la promesse d’autonomie !

Tiens donc ?  Vous ne consommez pas la nuit ? Et lorsque la production est moindre en hiver ou par temps très couvert, vous faites quoi ?
Ne plus avoir de facture d’électricité signifie que vous avez atteint l’indépendance énergétique totale. C’est effectivement tentant mais totalement impossible sans stockage de l’énergie ! S’affranchir du réseau de distribution nécessite un dispositif de stockage conséquent et un investissement vraiment élevé. L’autonomie totale avec une système photovoltaïque « standard » est tout simplement impossible !
Qui dit autonomie énergétique totale, dit une autoproduction de 100 %. L’autoproduction correspond à la part d’énergie produite et consommée sur l’ensemble de la consommation (consommation électrique totale), si l’autoproduction est de 50 % alors la facture énergétique est réduite de 50 %. L’autoconsommation correspond quant à elle à la quantité d’énergie consommée par rapport à la quantité d’énergie photovoltaïque produite. Autoproduction et autoconsommation sont donc deux notions à distinguer. Méfiez-vous de la confusion dont l’interlocuteur peut profiter – si toutefois il sait faire la différence ! 🙄

Alors point de miracle : la production électrique de votre système photovoltaïque ne couvrira qu’une partie de vos besoins en énergie électrique ! Le taux d’autoproduction est généralement compris entre 30 et 50 %.

     ➠ Champion de l’autoconsommation : autoconsommer presque toute la production

Il faut retenir qu’une autoconsommation satisfaisante se situe entre 30 et 40 % en moyenne.
Parvenir à consommer plus de 50 % de la production photovoltaïque est parfaitement réalisable mais un tel taux ne s’explique que dans certaines situations spécifiques :

Si le delta entre la consommation hiver/été est peu conséquent. Cela signifie que la consommation en été est élevée (piscine chauffée, climatisation…) et/ou que la consommation électrique est limitée et mesurée en hiver (aucun ou peu de chauffage dépendant de l’électricité et habitudes de consommation très maîtrisées).
Si la puissance du système photovoltaïque est volontairement très sous-dimensionnée, alors la production est incontestablement « engloutie » par les besoins en électricité. Dans une telle configuration, l’autoconsommation devient effectivement élevée, cela est parfaitement logique puisque la puissance installée est insuffisante par rapport à la consommation annuelle (sous-dimensionnée). Toutefois, sous-dimensionner implique aussi, de facto, de davantage dépendre du réseau électrique dès que les besoins sont plus conséquents. Hors période estivale, l’autoconsommation reste importante mais l’autonomie devient négligeable. Une telle installation correspond-elle à un objectif d’économie d’énergie réellement significatif ? L’investissement est-il à la hauteur du gain sur la facture énergétique ? Dans l’absolu, une grande autoconsommation est aisée à atteindre avec une puissance restreinte, mais l’intérêt reste de limiter la quantité d’électricité soutirée au réseau de distribution. En général, un système photovoltaïque trop sous-dimensionné ne permet qu’une légère réduction de la facture énergétique. A chacun d’évaluer l’intérêt économique entre le coût de l’investissement et les économies effectivement générées.

La problématique du chauffage : en hiver, le chauffage est généralement le premier poste de dépense énergétique, s’il est assuré grâce à un équipement électrique, la production photovoltaïque ne peut généralement pas permettre de couvrir cette consommation. L’hiver correspond à la période où la production solaire photovoltaïque est la plus faible. Logique, les jours sont plus courts, le soleil est plus bas et les rayons sont moins intenses.   Alors à moins de surdimensionner l’installation et avoir trop de surplus sur le reste de l’année, la quantité d’énergie électrique produite ne peut en aucun cas être suffisante pour alimenter tous les équipements en fonctionnement l’hiver.

     ➠ Chiffres trompeurs !

⚠ Les tromperies sur le productible et les gains attendus des installations sont très fréquentes ! Il est ainsi facile de duper sur la rentabilité et le temps de retour sur investissement.

 Le super combo de l’arnaque :  surestimation de la quantité d’électricité produite + une autoconsommation irréaliste + des économies fantaisistes !
 En France, on estime que pour 1 kWc installé, la production annuelle moyenne est de 800 à 1100 kWh dans le nord, de 1100 à 1200 kWh dans le sud-ouest, et de 1200 kWh à 1 400 kWh dans le sud sud-est (approximativement).
 En général le retour sur investissement se situe entre 9 et 12 ans.
 Certains commerciaux n’hésitent pas à encourager les clients à opter pour une installation plus puissante afin d’augmenter le surplus d’énergie injecté et vendu. Or, dans le cadre de l’Obligation d’Achat et d’un projet en autoconsommation avec vente du surplus, le kilowattheure est acheté à environ 0,13 € alors que l’électricité consommée est achetée entre 0,17 et 0,25 € du kilowattheure auprès du fournisseur (en moyenne). L’objectif n’est donc pas d’amplifier et gonfler la quantité d’énergie à vendre mais au contraire de limiter ce surplus et d’atteindre un taux d’autoconsommation le plus élevé possible ! Le client est poussé à investir davantage alors que la rentabilité sera moindre. Méfiez-vous des arguments trompeurs et mathématiquement irrecevables !

     ➠ Gare au prix !

Bien entendu, le montant annoncé doit être cohérent ! Jusqu’à 4,5 kWc, le prix au Wc pour un système photovoltaïque « standard » fourni posé par un professionnel varie entre 2,5 € et 3,5 € (fourchette moyenne). Au-delà de cette puissance, le prix au Wc baisse. Les factures « gonflées » sont, malheureusement, bien trop souvent décriées.
Rappel des prix moyens constatés sur les petites puissances :

pour une puissance de 3 kWc :  7 900 € à 11 000 €, tout compris et hors prime
pour une puissance de 6 kWc :  14 500 € à 16 500 €, tout compris et hors prime
 pour une puissance de 9 kWc :  18 500 € à 22 500 €, tout compris et hors prime

 Ces montants correspondent à une installation en surimposition, pose, démarches et attestation du CONSUEL comprises et hors prime à l’autoconsommation.

Ces prix sont très variables selon les installateurs. Ils peuvent aller au-delà de ces fourchettes moyennes. Les modules photovoltaïques de dernière génération et haut de gamme bénéficient des technologies les plus récentes et les plus performantes (TOPCon et HJT), le montant des offres concernant ces équipements est généralement plus élevé.
D’une manière générale n’hésitez-pas à comparer les offres, renseignez-vous et demandez plusieurs études et devis. Très souvent, les résultats sont surprenants ! Comparez également les équipements proposés.

   En bref :

– Ne vous laissez pas abuser par des arguments qui font rêver !
– Quelle que soit l’insistance, prenez le temps !
– Restez vigilant !

4. Le solaire photovoltaïque : les précautions élémentaires

Toujours vérifier les documents  

Voici une recommandation fondamentale, qui aussi censée soit-elle, ne doit pas être négligée :  ne signez surtout pas sans être ABSOLUMENT certain du contenu du document ! Votre signature vaut engagement !
Sous la pression d’un discours rodé, n’importe qui peut perdre ses moyens, même le client le plus vigilant habituellement ! Le client abusé mais malheureusement confiant finit par prendre le stylo… Trop de clients réalisent trop tard qu’ils ont finalement signé un devis déguisé ou une demande de crédit liée à la commande d’un équipement. Un devis déguisé peut être présenté comme une demande d’étude, une demande complémentaire d’étude, une candidature à un programme écologique, ou d’une demande d’étude pour financement … Par ailleurs, le coup du « si c’est refusé, ne vous inquiétez-pas, le projet est automatiquement avorté » doit impérativement vous alerter !
Tout devis incomplet, partiellement incorrect et/ou incompréhensible doit être refusé.
Un devis déguisé peut également être présenté sur écran (tablette), la signature électronique reste une signature qui vaut engagement !
 Méfiez-vous de l’offre de crédit incluse au bon de commande ou au devis déguisé. Certains installateurs proposent une solution de financement, il s’agit généralement d’une offre de crédit à la consommation auprès d’un établissement de crédit partenaire (un organisme souvent très connu), soyez vigilant les taux sont souvent élevés. Renseignez-vous toujours auprès de votre banque, en général elle est en mesure de proposer un prêt personnel à un taux d’intérêt compétitif.
Si vous réalisez que vous avez signé un devis déguisé, renvoyez le bon de rétractation en recommandé avec accusé de réception dans les plus brefs délais ! Vous avez un délai de rétractation de 14 jours.
Un devis doit par ailleurs être accompagné de conditions générales de vente dont vous devez prendre connaissance et qu’il vous faudra signer si vous acceptez le devis. Lisez attentivement toutes les clauses ! Ok c’est barbant, mais absolument nécessaire !

 Foire et démarchage  

Ne signez jamais un devis sur une foire ou un salon, vous ne bénéficiez d’aucun délai de rétraction !  Quoiqu’il en soit votre projet photovoltaïque nécessite une étude sur site ! Ne cédez jamais aux mascarades des « remises exceptionnelles » et ne signez jamais de bon ou demande « pour étude » !
Sur foire ou lors d’un démarchage, ne succombez-pas aux palabres interminables et insistances dont le seul objectif est l’obtention de votre signature.
Lors d’un démarchage, si on vous explique que vous êtes contacté dans le cadre d’un plan de rénovation énergétique ou d’un grand plan solaire mis en place par l’Etat ou le ministère de la transition écologique, alors toutes les alertes doivent être rouge ! Toute approche de cet acabit est signe d’arnaque. Le gouvernement n’engagera jamais qui que ce soit pour vous démarcher et vous proposer une installation photovoltaïque, en outre, aucun financement de l’Etat n’existe ! Détournez-vous, raccrochez ou fermez la porte !
Méfiez-vous des soi-disant partenaires affiliés à EDF, Enedis, ENGIE… Annoncer un partenariat avec un acteur dont le nom est de notoriété publique permet de mettre en confiance, soyez vigilant.
En cas de démarchage, ne signez-rien au premier rendez-vous !
Le coup de la remise exceptionnelle ou des aides qui vont baisser :  aux oubliettes !
La pratique du démarchage n’est pas en général de bon augure, soyez d’autant plus vigilant ! Logiquement un installateur réputé n’a pas besoin d’employer du personnel pour démarcher les particuliers et faire du porte-à-porte.
Dans certains cas de démarchage et d’éco-délinquance, l’entreprise peu scrupuleuse fait tout simplement appel à un sous-traitant dont bien entendu vous ne savez rien. N’hésitez-pas à vérifier qui va effectivement réaliser les travaux.

Délai de rétraction : ce que dit la loi  

     ✥ Articles utiles

   Article L221-18

Le consommateur dispose d’un délai de quatorze jours pour exercer son droit de rétractation d’un contrat conclu à distance, à la suite d’un démarchage téléphonique ou hors établissement, sans avoir à motiver sa décision ni à supporter d’autres coûts que ceux prévus aux articles L. 221-23 à L. 221-25.
Le délai mentionné au premier alinéa court à compter du jour :
  1° De la conclusion du contrat, pour les contrats de prestation de services et ceux mentionnés à l’article L. 221-4 ;
  2° De la réception du bien par le consommateur ou un tiers, autre que le transporteur, désigné par lui, pour les contrats de vente de biens. Pour les contrats conclus hors établissement, le consommateur peut exercer son droit de rétractation à compter de la conclusion du contrat. …

 Article L221-19

Conformément au règlement n° 1182/71/ CEE du Conseil du 3 juin 1971 portant détermination des règles applicables aux délais, aux dates et aux termes :
  1° Le jour où le contrat est conclu ou le jour de la réception du bien n’est pas compté dans le délai mentionné à l’article L. 221-18 ;
  2° Le délai commence à courir au début de la première heure du premier jour et prend fin à l’expiration de la dernière heure du dernier jour du délai ;
  3° Si ce délai expire un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, il est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant.

 Article L221-20

Lorsque les informations relatives au droit de rétractation n’ont pas été fournies au consommateur dans les conditions prévues au 2° de l’article L. 221-5, le délai de rétractation est prolongé de douze mois à compter de l’expiration du délai de rétractation initial, déterminé conformément à l’article L. 221-18.
Toutefois, lorsque la fourniture de ces informations intervient pendant cette prolongation, le délai de rétractation expire au terme d’une période de quatorze jours à compter du jour où le consommateur a reçu ces informations.

Article L221-21

Le consommateur exerce son droit de rétractation en informant le professionnel de sa décision de se rétracter par l’envoi, avant l’expiration du délai prévu à l’article L. 221-18, du formulaire de rétractation mentionné au 2° de l’article L. 221-5 ou de toute autre déclaration, dénuée d’ambiguïté, exprimant sa volonté de se rétracter.
Le professionnel peut également permettre au consommateur de remplir et de transmettre en ligne, sur son site internet, le formulaire ou la déclaration prévus au premier alinéa. Dans cette hypothèse, le professionnel communique, sans délai, au consommateur un accusé de réception de la rétractation sur un support durable.

 Petite réflexion à retenir  

Voici une petite réflexion que nous entendons souvent et très révélatrice :

« Mais comment, moi, j’ai pu me faire avoir ? »

Les clients abusés nous révèlent souvent que certains arguments et agissements auraient pourtant dû les alerter …
Notre dernier conseil : nous vous recommandons de garder cette réflexion en tête pour vous inciter à la plus grande vigilance et vous éviter d’être la prochaine victime d’une triste arnaque…

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Après toutes ces mises en garde contre les méthodes abusives et déloyales, il faut néanmoins garder à l’esprit que la plupart des installateurs sont sérieux. Privilégiez un installateur local. Une entreprise qui perdure est une entreprise reconnue. Pérennité rime en général avec notoriété et réputation, ces dernières ne s’acquièrent que si la satisfaction du client est au rendez-vous ! Pour le bien de son entreprise, un installateur est soucieux et désireux de satisfaire son client. Le bouche-à-oreille reste un très bon moyen de trouver un professionnel digne de confiance.
L’objectif de cet article n’est pas de vous effrayer mais de vous informer pour vous permettre de faire le bon choix… et de ne pas tomber dans le panneau 😉 !
Vous avez trouvé cet article utile ? Aidez Acsolue Energie à vous aider. Vous pouvez contribuer à lutter contre ces méthodes douteuses, n’hésitez-pas à diffuser ces recommandations et informations. Parlez-en… 

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